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Plaine de Garonne : l’agglomération bordelaise a l’éco-centrisme pour crédo


 

S’il y a des projets d’aménagement durable sur l’agglomération bordelaise dont il faut s’intéresser,en voici un : « Plaine de Garonne » l’une des 13 éco-cités en France soutenues par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, du Transport et du Logement (MEDDTL).

 

|5,3M € pour l’investissement et l’ingénierie du projet|

                                                           2nd éco-cité en importance d’aides de l’Etat

Extrait du dossier de presse détaillant les 13 projets de l’éco-cité Plaine de Garonne :

« Le projet conforte la métropole bordelaise dans son positionnement à l’échelle européenne ; il poursuit le partenariat engagé avec l’Etat à travers l’Opération d’intérêt national (Bordeaux Euratlantique), qui prépare l’arrivée de nouvelles lignes à grande vitesse en repensant les aménagements autour de la gare Saint-Jean. L’ambition de la CUB est de transformer et de développer la métropole bordelaise en une ‘‘éco-agglomération’’, attractive, équilibrée, solidaire et multiple. »

Il est à noter que 5 axes stratégiques structurent la mise en oeuvre du projet : la Garonne, la mobilité urbaine, les matériaux de construction innovants, les ressources naturelles, la mixité patrimoine/modernité. Avec la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub), les communes de Bordeaux, Cenon, Bègles et Floirac, en partenariat avec l’Etablissement Public d’Aménagement (EPA) Bordeaux Euratlantique en charge de cette opération d’intérêt national (OIN) : l’éco-cité modifiera considérablement le paysage et les usages de l’espace.

 

Entreprises locales : quelle-s place-s ?

L’opération d’intérêt national (OIN) est pilotée par l’établissement public d’aménagement (EPA) Bordeaux Euratlantique, dont la responsabilité comprend également la publication et l’attribution de marchés publics. Depuis sa création la structure a publié plus d’une 20aine d’appels aux procédures variées, le dernier en date étant ouvert jusqu’au 7 novembre prochain s’intitule « essais et études géotechniques, inspection d’ouvrage et de bâtiments ». Il est dommage de ne pas pouvoir connaître les entreprises auxquelles ont été attribués les marchés, il serait intéressant de connaître la proportion d’appels remportés par les entreprises régionales par rapport aux autres entreprises françaises et étrangères. Malgré une rubrique intitulée « avis d’attribution » l’établissement public ne partage pas ces informations avec l’internaute.

Si l’OIN compte parmi ses ambitions le développement d’un quartier d’affaires à rayonnement européen, couplé avec l’aménagement de la LGV reliant Bordeaux à Paris en 2h et raccourcissant le temps de trajet avec Toulouse et l’Espagne, quelle place peuvent avoir les PME régionales ? C’est une question soulevée par plusieurs acteurs locaux et porteuse d’enjeux pour notre développement économique. À ce sujet plusieurs actions fédératrices sont menées sur le territoire girondin par des collectifs d’entreprises, tel que REPER Gironde.

 

Eco-centre 2.0

Un projet d’aménagement d’une telle envergure pousse à s’interroger également sur les perspectives d’hébergement et de déplacement des entreprises. Parmi les projets de l’éco-cité figurent la « cité numérique » et l’ « îlot smart grids » tous deux innovants dans la production et la répartition de l’énergie mais surtout à la croisée de ce qui anime aujourd’hui tous les cercles de réflexion sur la « ville durable » et les « réseaux de travail intelligents » : l’éco-centre 2.0, sorte d’espace modulable collectif et connecté à la fois à son territoire et au monde avec deux objectifs majeurs que sont l’échange entre filières professionnelles et réduction des déplacements urbains. Ce concept testé actuellement dans plusieurs villes du monde devrait voir de véritables opportunités de développement avec les éco-cités françaises et celle qui nous intéresse particulièrement : Plaine de Garonne.

L’interrogation est la suivante : les projets proposés par l’éco-cité de Bordeaux ne vont-ils pas donner trop d’exemples isolés ? La volonté d’expérimentation à grande échelle (cité numérique, smart grids, système de logistique urbaine mutualisé, système d’information des voyageurs, infrastructures de recharge pour véhicules électriques) fera-t-elle converger vers de nouveaux usages de l’espace urbain ou offrira-t-elle simplement de nouveaux services aux usagers ? C’est dire l’intérêt que revêt cette opération, notamment pour les entreprises de l’agglomération. Espérons que toutes les filières de métiers, nouvelles et traditionnelles, pourront bénéficier des innovations annoncées.

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REPER Gironde a un an, quel bilan ?


Qu’est-ce que REPER Gironde a réalisé en 12 mois d’activité ? Cliquez sur le lien ci-dessous pour le découvrir !

N.B. : cliquez « More » puis « Autoplay » pour une lecture optimale de l’animation.

http://prezi.com/gdxdzku29rtg/reper-a-1-an-quel-bilan/

Durabilité des PME, une stratégie d’innovation « tout terrain » !


Licence cc, Flickr, Perfecto Insecto

Que vous inspire cette image ?

Dans tout engagement il y a des risques, pour réduire l’incertitude mieux vaut se doter d’une stratégie solide.

Dans la pratique, rares sont les méthodes universelles : variété des structures, singularité des parcours d’entrepreneurs, appréhension des nouveaux processus sont autant de facteurs déterminants pour l’engagement du dirigeant et de l’entreprise dans une politique de responsabilité sociétale. Mais au-delà de son caractère pluriel, toute PME connait à un moment de son existence le besoin de changer de modèle de développement. L’innovation s’immisce dans le quotidien de l’entreprise et nombreuses sont les interrogations qu’elle soulève. Au préalable, connaître l’état de sa PME peut être très utile pour le dirigeant ; prenant appui sur les résultats de l’analyse, il alors possible de réduire la part de risque dans la conception d’une stratégie d’innovation.

Quatre conseils pour l’auto-diagnostic :

– Connaître ses concurrents directs et indirects affine le projet d’innovation

– Mesurer les forces/faiblesses et opportunités/menaces pour chacun des 4 critères : management et ressources humaines, administration-finance, production et commercial

– Observer l’environnement interne de l’entreprise : les relations humaines dans le travail

– Choisir 15-20 indicateurs pour un pilotage efficace et une évaluation dans la durée.

D’accord, mais innover comment ?

Le déficit de gestion prévisionnelle est souvent pointé comme un frein à l’innovation. Si la valeur des méthodes de gestion de projet a été maintes fois vérifiée, en omettant le vaste champ des sujets traités par la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) cette approche souffrirait d’être réductrice. La RSE tance le dirigeant sur des considérations économiques, environnementales et sociales, autant d’enjeux ne peuvent être traités par une innovation exclusivement technologique ou sociale. Pour répondre aux nouveaux défis dans leur globalité l’innovation réside dans une stratégie de RSE, avec pour horizon la durabilité de la  PME.

Pour faire tendre l’entreprise vers la durabilité, deux conditions majeures doivent être réunies. La première condition est la créativité : produire l’idée de laquelle naîtra l’innovation, ce travail appelle une confrontation des modes de pensée (la vôtre, celle de vos collègues, partenaires) et la mixité des perspectives (votre activité, celles des parties prenantes). La seconde condition doit amener aux dirigeants de nouvelles solutions : intégrer les réseaux dans lesquels l’information stratégique s’échange et desquels la collaboration permettra de donner corps à l’innovation. Cette démarche de construction collective est possible grâce l’existence de réseaux associatifs, dont l’objet concerne les champs de développement choisis par le dirigeant de l’entreprise.

En somme une stratégie d’innovation basée sur l’intégration de la RSE, sollicitant vos parties prenantes, nourrit dans un premier temps votre créativité et dans un second temps sécurise ce nouvel engagement.